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Aliments ultra-transformés : faut-il vraiment les éviter ?

Les aliments ultra-transformés sont partout. Plats préparés, céréales du petit-déjeuner, biscuits “healthy”, boissons, barres protéinées… Ils représentent aujourd’hui une part majeure de l’alimentation moderne. Mais sont-ils réellement incompatibles avec une alimentation saine ? Pour moi c'est très simple, ils posent problème quand ils deviennent la base de l’alimentation.



Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé ?


Un aliment ultra-transformé est un produit industriel :


  • contenant de nombreux ingrédients (la liste de 4km de long sur ton pot de sauce tomate par exemple)

  • incluant des additifs (émulsifiants, exhausteurs de goût, édulcorants, colorants…)

  • fabriqué à partir d’ingrédients fractionnés (amidons modifiés, huiles raffinées, isolats de protéines, sirops…)

Ce n’est pas la transformation en soi qui pose problème, mais le niveau de transformation et la finalité industrielle.


Pourquoi les ultra-transformés posent problème ?


Les études récentes montrent une association claire entre une consommation élevée d’ultra-transformés et :

  • prise de poids et obésité

  • diabète de type 2

  • troubles digestifs

  • inflammation chronique

  • augmentation du risque cardiovasculaire


Mais pourquoi ?


  • faible densité nutritionnelle

  • hyper-appétence (on mange plus que nécessaire)

  • impact négatif sur le microbiote (dérèglement)

  • dérèglement des signaux faim / satiété



Tous les ultra-transformés sont-ils à bannir ?


Non. Et dire l’inverse serait malhonnête et complètement anxiogène ce qui n'est pas du tout ma façon de voir l'alimentation.


Le problème n’est pas la consommation occasionnelle. Le problème, c’est la consommation quotidienne et systématique.

Un biscuit industriel de temps en temps n’annule pas une alimentation équilibrée.Une alimentation basée majoritairement sur des produits ultra-transformés, si.


Comment les reconnaître facilement ?


  • Liste d’ingrédients longue = alerte

  • Ingrédients que tu n’utiliserais jamais chez toi = alerte

  • Allégations marketing excessives (“healthy”, “fitness”, “naturel”) = méfiance. On vous voit la famille Biorg et compagnie...

  • Texture, goût et conservation “parfaits” = souvent ultra-transformé


Plus c’est simple, moins c’est transformé en général.


Comment réduire les ultra-transformés sans frustration ?


L’objectif n’est pas le contrôle permanent, mais le rééquilibrage.


  • Cuisiner davantage à partir de produits bruts et pas besoin d'être un chef en cuisine!

  • Remplacer progressivement (pas tout d’un coup)

  • Accepter une part de praticité quand nécessaire (la fameuse pizza quand on rentre tard et qu'on est crevé)

  • Se concentrer sur l’ensemble de la semaine, pas sur un repas.


Une alimentation saine, équilibrée et satisfaisante doit rester vivable, sinon elle échoue.


Le mot de la nutritionniste


Les aliments ultra-transformés ne sont ni le diable, ni anodins. Ils deviennent problématiques lorsqu’ils remplacent les aliments simples et nourrissants. L’enjeu n’est pas l’interdiction, mais la priorité donnée aux vrais aliments bien cuisinés.

Mieux manger, ce n’est pas manger “parfait”.C’est manger conscient et cohérent.


 
 
 

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